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Rencontres

Mercredi 10 mai 2006

Consigne : un portrait d’enfant

En utilisant 3 mots tirés au sort

 

 

 

 

  

Marcel,

C’est un garçon de 18 mois, plein de rondeurs, des joues rose, des yeux bleu, des lèvres rouge, et chauve comme un caillou. Il s’appelle Marcel.

Tous les matins, quand maman le dépose à la crèche, Marcel avec sa bouche ouverte, crie, crie, des cris perçants, comme des fausses notes sorties d’une flûte, ça dure puis plus rien. Marcel, cet enfant chauve comme un caillou, qui crie, se met en état végétatif. Marcel reste là immobile le regard dans le vide. Jusqu’à l’arrivée de maman.
 Au dessus de son petit nez brun, apparaissent ses yeux noisette au regard perdu, sous une masse impressionnante de cheveux tout emmêlés comme si un orage était passé par là. Ses petites menottes frottent ses oreilles en feuilles de chou.

La destruction de sa canine et de ses deux incisives donne à son sourire l’image d’une lame de scie. Tel est le visage de David.

Paulette

 

 Vaïana,

Ma fille, tu as un visage joyeux,
Tes cheveux au carré
Ton regard rempli de chaleur
Ta petite barre sur le bout du nez
Ta bouche bien dessinée,
Tes petites oreilles percées, depuis peu et surtout ton caractère plein de folie.
Katell

  Portrait de l’enfant aux yeux vairons

L’enfant dont le portrait est accroché au mur de ma chambre ne m’a pas laissé le choix. Il est parti à un train d’enfer avant même que l’on ne fasse connaissance. Son regard pervers me mettait mal à l’aise. L’émotion dessinée par son sourire cachait une utopie dont j’étais la seule à vouloir croire. Peut-être reviendra-t-il ? Sans ces yeux mais toujours avec le sourire.

Pascale

 

 L’enfant présent

Le petit garçon haut comme trois pommes surgit du jardin en tenant dans sa main potelée un lézard prisonnier. Son visage rond et poupin reflétait la joie du chasseur qui ne rentre pas bredouille. Les yeux grands ouverts , il scrutait sa trouvaille qui se débattait en tout sens.

Il arriva en courant dans la maison, les cheveux en bataille, les genoux noirs de terre et la mine réjouie, fier de pouvoir montrer l’objet de sa capture, avec le sentiment d’avoir accompli un devoir fabuleux, celui de maîtriser la bête !!

Brusquement, il cria et surpris, lâcha l’animal qui reprit ses droits et prit la fuite sans demander son reste.

Mireille

 

 Enfant rêvé

Cet enfant a un visage d’ange, un regard doux, ses yeux bleus renvoient de la sérénité sous ses longs cils chatain, ils sourient.

Ses joues rosées s’apprêtent à recevoir des millions de baisers. Ses parents pensent que c’est un ange et ils ont raison, ce petit garçon leur donne l’image de leur bonheur.Ils espèrent aussi que ce petit bout, aux longs doigts et aux petits pieds, va illuminer leur existence d’adultes qu’ils sont devenus en donnat la vie.

Quand ils repensent à leurs vacances au bord de la mer où tout a commencé, ils rêvent en regardant cet enfant si beau dans son ensemble aux couleurs pastel. Si petit et déjà si important .

Brigitte

 

 Ma petite fée,

Un visage tout rond

De grands yeux noir

Elle est toute coquette

Un ventre douillet

 De belles cuissasses

 

Elle est toute grassouillette

Deux belles mains

Dont elle se sert pour montrer le chemin

Deux magnifiques pieds dont elle se sert pour se déplacer

 

Et à la nuit tombée tout ce beau monde est fatigué

Il faut aller se coucher il est tard

Ma petite fée se met à crier tartare tartare

Enis

 

 C’est mon fils

 Il était en prison, il cherche le bonheur.
Il a des yeux d’ange et un cœur de petit démon.
Va-t-til trouver le bonheur dans sa nouvelle prison ?
Avec ses yeux charmeurs, on lui donne «  le bon dieu sans confession ».
Mi-ange, mi-démon, que fait-il dans notre maison ?

Dominique

 L’enfant libre

 

Il regarde ce monde avec des yeux « tempêtes sur la Manche » !

Il l’avait décidé de ses dents tranchantes, il couperait les fils qui le retenaient.

Il savait que le moment était venu ! c’est dans l’amour que lui portaient ses parents qu’il trouvera la force de conquérir sa liberté.

Martine

Manon et son prénom

 

Trois années d’innocence  qui porte chance. Elle est belle comme le soleil pleine de vie et d’envies, son sourire éclaboussant de ses rires.

Ses passions sont les livres et la chanson.

Le meilleur de ses jouets : la plage et ses galets.

Cécile

Il était une fois un tout petit scarabée qui vivait une grande tragédie. Sa maison était bine trop petite pour lui et sa nombreuse famille d’insectes. Il aurait bine aimé habité un foyer un peu joli, un peu confort et un peu chaud pour grandir, s’épanouir et devenir un GRAND scarabée.

 

C’était un petit scarabée un brin malicieux et facétieux, tout sourire en carapace. Mais à l’intérieur de sa cuirasse, bien caché dans sa chair de scarabée se trouver un peu d’angoisse, de peur et de tristesse mélangées. Ce petit scarabée tout petit qu’il était volait déjà de ses propres ailes.

Par un beau matin de mai

Françoise

Celle-là ne sait même pas écrire cloqui… quoclico… clotoco… Ticloclot, la fleur rouge quoi, elle en a portant plein la jupe, si elle pouvait la regarder dans un miroir, elle arriverait au moins à la décrire mais si elle continue à bouger comme çà, avec touite cette énergie elle ne peut voir que des tâches  rouges.

 

En plus elle dit : « regarde des pommes ! NO : des fraises, des feuilles, des voitures rouges, les ongles de maman, des pièces de lego ! »

Il n’y a que moi ici qui voit des clocloclo… des clicotos… cloclotos… des fleurs rouges, quoi !

Paolo

Léa Artiste 

Très habile des ses doigts
Avec lesquels tout peut prendre vie,
Brouillon mais efficace toutefois,
Léa est attirée par la vie
En dessinant, ne serait-ce qu’une table, elle sait que la prospérité viendra.

Adolescence…

A 13 ans, on l’appelait planche à pain. Pourquoi pas table à repasser : regard au sol, jambes en X plate comme une limande.

Ses yeux noisette éprouvaient tellement d’attirance pour leur axe nasal que parfois ils se bloquaient.

Et pour tout signe de prospérité elle aurait bien affiché le sourire tout barbelé d’un appareil dentaire fraîchement réglé.

Cathy

Enfant à venir:

Petites oreilles pointues pointées vers le ciel des confidences 
 
joues rondes, douces, douillettes de secret comme la pêche après la fleur 
bouche rouge d’amour qui s’ouvre toute grande pour chaque mot bizarre 
petits pieds pour grands pas à jalonner sans jalousie vers la jupe adulée 
Graziella 

 

 

Par Les stagiaires
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Mercredi 10 mai 2006
9h30 café puis on se chauffe les mains et on les pose sur les yeux, jusqu’à ce qu’on sente l’arrière des yeux se détendre complètement. Puis, Yessa Haissa, Yessa Haissa, Yessa Haissa, tire pousse tire pousse de plus en plus vite, en rythme avec la voix, avec le corps, galériens sans rame, bateau sans mer, changement de pied, mmmmmmmmmmmmmmm, mains ensemble, les corps se détendent, c’est l’échauffement de ce deuxième jour avant de partir en promenade dans le village du Revest.
Promenade active et créative, puisqu’il s’agit d’aller à la pêche à la ligne pour la mettre en boite. On est toujours dans la consigne de l’exploration de l’asymétrie, cette fois plus dans notre corps mais dans notre environnement.
C’est une histoire de regard renchérit Isabelle sur les tentatives de Christophe à nous inciter à regarder les objets et les lieux quotidiens comme s’ils nous étaient inconnus, comme si on les découvrait pour la première fois.
Ainsi, armés d’appareils photos, nous prîmes la route, à l’affût du détail permettant d’enrichir la banque d’images, commencée la veille. Suivre la ligne, les lignes, de loin, de très près, tout y passe, le banc contre un mur, le mur de pierre, l’angle de maison, le coquelicot avec l’araignée, le sens interdit avec sa ligne blanche, la feuille d’agave, les balustres, les grilles, les échafaudages, les tuiles romaines, les épines de cactus, la rose, la façade de maison avec sa boite aux lettres, le fond du seau, le mur décrépi, le chat avec sa queue en l’air, le papillon, la flèche sur la route.
Plus de 600 photos au total, qu’il a fallu ensuite visionner, trier pour n’en retenir qu’une vingtaine. Merci Christophe.
Pause déjeuner, au menu, poulet gratin de courgettes, café pris au coin lecture pendant la lecture d’un extrait du Tambour de Günter Grass, ce passage où le personnage principal se retrouve plongé dans son enfance, à trois ans avec ses rêves de conduire les adultes dans son univers. Puis on choisit au hasard trois mots chacun, pour écrire en 10 minutes un portrait d’enfant. On écrit, on lit, on rit, tout le monde joue le jeu.
Puis retour sur le plateau, petit échauffement pour se remettre en condition, pour rentrer dans les images. En effet, il s’agit maintenant de reprendre ce qu’on a fait hier, sur les images d’aujourd’hui, devant l’écran, loin puis plus près de la lumière, chercher le détail sur son propre corps, l’isoler, le faire vivre indépendamment, raconter une histoire, jouer pour donner un autre sens à ce qu’on voit, donner à entendre des détails mémorisés…
Dernière improvisation, une personne sur le plateau, les images qui défilent de manière aléatoire, la promenade du matin à raconter, en pensant à tout ce qu’on a fait ces deux jours, l’image, le détail, la lumière, le public, l’espace…
Regardez-vous, regardez-nous, encore une consigne d’Isabelle et Paolo, on l’avait presque oublié celle-là.
Graziella
Par Graziella Végis
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Jeudi 11 mai 2006
Aujourd’hui, 9h30, on est encore plus nombreux au café rituel. En effet, on accueille Sylvette, philosophe qui doit nous parler ce matin de la philosophie et des enfants.
On commence tout de même, pour ne pas perdre les bonnes habitudes par un échauffement sur le plateau tous ensemble. 7 groupes de 3 personnes, sur le plateau, une personne qui se laisse manipuler par les deux autres. On dirait des crabes géants qui s’agitent en silence au passage de l’eau le matin sur le sable. Puis petite détente des yeux, et une série de Yessa Haissa de plus en plus vite, et MMMMMMMMM , mains jointes, voilà tout le monde est réchauffé, la philosophe aussi.
On prend alors place sur le gradin du spectacle Moitié/ Moitié installé en espace de conférence réunion, Sylvette est face à nous, paper board, stylos, et boite à questions précieusement posée sur un tabouret haut.
Elle nous explique l’intérêt d’animer des ateliers philosophiques avec des enfants, elle dit bien avec les enfants et non pour les enfants. La philosophie, les ateliers, ou plutôt les conditions d’écoute et d’attention qu’ils supposent, aident à reconstituer du lien ou à l’augmenter, ce lien trop souvent absent ou déficitaire dans notre société.
Elle raconte qu’ils aident à se construire, à se reconstruire en faisant circuler, les questions dans les différents étages de la maison, de la moi-maison : le moi cave (étage des pulsions), le moi social (l’étage de la famille, des parents des frères et sœurs, du groupe, des autres ) et le moi grenier (l’étage de l’imaginaire, des héros et héroïnes, l’étage où l’on se projette dans un univers au dessus du réel).
Être enfant, c’est une épreuve avec des obstacles à franchir. L’atelier philosophique révèle à l’enfant une chose essentielle, celle qu’il est un interlocuteur qui a la même valeur que les autres. On est dans un groupe, on appartient tous à une communauté de chercheurs.
L’atelier philosophique est un espace où l’enfant a la possibilité de se questionner. Où trouver aujourd’hui la possibilité de se questionner quand on est un enfant ? A l’école ? Dans sa famille ?
Ça bouillonne dans les cerveaux, on entend les questions se cogner derrière les paupières.
A quoi reconnaît-on d’abord une question philosophique, interroge Sylvette en s’appuyant sur un questionnaire où sont listées des questions. Exemple : Comment trouver un premier travail ? Pourquoi travailler ? Sur quelles preuves scientifiques s’appuie la théorie de la dérive des continents ? Ne faut-il tenir pour vrai que ce qui peut être prouvé ? Quel a été le prix de vente du tableau « les tournesols de Van Gogh ? Tout peut-il s’acheter ? Les émissions de débat télévisées sont-elles de vrais dialogues ? A quelles conditions un véritable dialogue est-il possible ?
Pas besoin d’avoir fait des études secondaires pour reconnaître celles qui ont une portée philosophique! Les réponses fusent, tout le monde est vite d’accord, ce sont celles qui ont une portée universelle, qui requièrent une argumentation, argumentation qui aboutira certainement à d’autres questions, à plusieurs réponses, et peut-être pas à des vérités.
Et voilà, Sylvette nous a conduit à donner une définition de la philosophie sans même que l’on s’en apercoive. Serions-nous des philosophes ? Ce qu’il y a de sûr, c’est qu’on se sent d’un coup, vraiment appartenir à cette communauté de chercheurs. Merci Sylvette.
Dernière épreuve de la matinée, il faut trouver des questions auxquelles on va essayer de répondre cet après-midi, dans les conditions d’un atelier philosophique tel que le pratiquent les enfants.
Deux questions sont retenues : « Qu’est-ce que je fais du fait que personne ne vit ni ne meurt à ma place ? » et « Les enfants sont-ils des artistes ? »
Pause déjeuner avant de se lancer, c’est nécessaire. L’équipe du théâtre a dressé la table dehors, au soleil, il fait un temps magnifique, on se sent vraiment bien ici. Au menu, blanquette de dinde riz pomme de terre, salade fromage et fruit.
Après le café, retour sur le plateau pour un petit échauffement avant le grand exercice.
On est tous en rond autour du coin lecture, Sylvette tout en nous donnant les consignes installe le rituel de l’atelier. C’est important pour les enfants (pour les adultes aussi).
On doit pour la première question, faire part des réflexions qu’elle nous évoque. Pour prendre la parole, il faut se munir du bâton de parole, un seul pour tout le groupe, ça oblige l’écoute. Sylvette se met en retrait et nous laisse l’entière direction. On entend la pensée se mettre en route. Nombreux sont ceux qui se lancent dans l’expression de cette pensée. On sent la concentration, le travail intérieur qui s’opère, l’écoute attentive, le respect de la parole de chacun. Cela dure dix minutes, sur la première question, on parle de solitude, de destin, de sa place dans le monde, de ses angoisses de mourir dans la solitude, c’est fort, c’est intense. Christophe filme tout cela et à la projection, on verra bien dans les regards, les petits gestes, les attitudes, la sincérité des propos, on sentira vraiment cette bulle dans laquelle on se trouvait, toujours ce sentiment d’appartenir à cette communauté de chercheurs.
La deuxième question sera abordée dans un atelier de type dialogue. Sylvette est là, en animatrice, elle ne fera que recentrer la discussion sur la question. On est tous dans des convictions, et là on s’aperçoit que c’est plus difficile d’écouter et de s’ouvrir à d’autres avis.
Intéressant vraiment de voir, de sentir les différences d’écoute, les attitudes plus offensives, les envies de convaincre avant d’entendre, car sur cette question on avait déjà tous plus ou moins une réponse. Problème d’élaboration de la question, nous dira Sylvette, il aurait fallu passer plus de temps pour décider déjà de la pertinence philosophique de cette question…
Un vrai métier…
Il faut ramener Sylvette au train, elle remonte à Lille. Pendant ce temps, Christophe qui nous a préparé des tirages de toutes les photos prises hier, nous demande de choisir entre 20 et 30 images, à découper et à assembler par paire, pour donner naissance à une nouvelle image, en vue de réaliser une séquence d’animation.
On prépare en somme, le travail de demain.

Graziella
Par Graziella Végis
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Jeudi 11 mai 2006

Quelques images vidéo de l'atelier philo animé par Sylvette Ego.
Afin de pourvoir lire ce document il faut disposer de itune et d'une connexion ADSL.

Cliquez  ICI !

Par Cyrille Elslander
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Vendredi 12 mai 2006
Aujourd’hui, c’est découpage, collage, prise de vue et montage. On est regroupé, trois groupes de quatre. A partir de la banque d’images constituée, chaque groupe doit sélectionner 24 images, les couper en deux, et assembler les moitiés différentes …

Le gradin qui a servi hier à philosopher est aujourd’hui jonché de planches contact grand format, à moitié découpées.
Les images sélectionnées, il a fallu écrire l’histoire, construire le synopsis, et agrandir les images. Le coin prise de vue est bien animé. Une table estrade, sur laquelle trône Paolo, en face de l’appareil photo de Christophe, fixé à une potence de fortune. Autour de la table, les quatre personnes de chaque groupe sont assises par terre, mains en avant, un petits tas de photos soigneusement empilées à leur droite. Dans un espace pour la prise de vue, un cadre, délimité par du gaffeur (scotch de théâtre) sur la table, les images sont manipulées tour à tour, photographiées, stop ouvert, stop ouvert, scande Paolo toutes les deux secondes et demi…
Un peu de temps pour Christophe afin de tout mettre en boîte, vive le numérique et les nouvelles technologies…

Et enfin la projection, surprise pour tout le monde, une sorte de dessin animé, les images deux par deux virent voltent, dans une chorégraphie orchestrée par quatre mains, accompagnées d’une bande son ou d’un texte lu, incroyable dit Françoise, on a mis au moins une demi-heure pour comprendre le principe, on n’arrivait pas à imaginer ce que cela allait donner, je n’en reviens pas, Christophe, vraiment quelle idée géniale !!!

Voilà on arrive au bout des quatre jours, d’expériences et de rencontres, de quelque chose d’inimaginable pour tous, avec le sentiment très fort d’avoir vécu une aventure aux répercussions à diffusion lente et differée.
Merci au groupe, à Skappa, au pôle jeune public du Revest et rendez-vous au spectacle Moitié-moitié la semaine prochaine.

Graziella
Par Graziella Végis
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Vendredi 29 février 2008

Le PôleJeunePublic de la Maison des Comoni et la compagnie Skappa ! sont heureux de vous convier à une 

conférence atelier 
avec Gilles Clément
 le 27 mars 2008 de 9h00 à 17H30.

 
Au cours de cette journée d'échanges qui s’inscrit dans le cadre d’une recherche sur la petite enfance et sur l’Art, vous pourrez découvrir le travail et les problématiques développées par Gilles Clément, créateur du parc André Citroën et du jardin du quai Branly.  
 
Ingénieur horticole de formation, enseignant à l'École nationale supérieure du paysage de Versailles, Gilles Clément est l'auteur des concepts de « jardin planétaire », de « jardin en mouvement » et de « tiers paysage ».
 
Paysagiste, ce jardinier écrivain accompagnera notre petite communauté de chercheurs tout au long de la journée avec… le Jardin en mouvement pour laisser les enfants grandir et pour chercher la façon de les accompagner. Le Jardin planétaire pour considérer la maison, la crèche, l’école, le parc, comme faisant partie du même univers.  Le Tiers paysage pour questionner le rythme de nos actions, de nos contraintes, de nos jeux avec et pour les enfants. Pour reconnaître la nécessité d’espace non contrôlés, pour pouvoir voir ce qui serait si important de voir.
 
La conférence matinale ouverte à une soixantaine de participants est gratuite sur réservation. La rencontre se poursuivra dans l’après-midi en groupe restreint par des ateliers et des expérimentations avec l’équipe de skappa ! et autour des installations de Flop qui nous ont accompagnées lors de la tournée du spectacle IN1, IN2 et en relation avec les thématiques abordées.
 
Merci de vous inscrire par téléphone au 04 94 98 12 10 ou par e-mail, contact : Cyrille Elslander cyrille@polejeunepublic.com
 
Coups d’œil sur le web : http://www.gillesclement.com/ 
Par Cyrille Elslander
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Vendredi 28 mars 2008

 Photo Hortense Hébrard


" Derrière cette fenêtre
J'ai vu les oiseaux.
Une plume, j'ai vu un mouton en herbe
J'ai vu des capucines ou des coquelicots,
Des lapins courir dans l'eau
Une abeille énorme parcourir le monde,
J'ai vu des immeubles pousser comme des champignons
Des champignons pousser comme des immeubles,
Des montagnes énormes face vers le ciel,
J'ai vu l'envol du reflet d'une fleur rouge
J'ai entendu chanter le semeur et
Palabrer les hommes,
J'ai vu un bulldozer
J'ai vu le reflet d'un oiseau s'échapper
J'ai vu une souris sous un nuage d'herbe
J'ai perçu la rumeur du monde,
Selon l'endroit d'où j'ai regardé
J'ai vu ces choses infiniment petites
Se surdimensionner
J'ai vu la ville et la campagne,
Mon jardin n'a pas de limites
J'appartiens au jardin planétaire."



Texte écrit dans le cadre des ateliers du 27 mars 2008 lors de la rencontre avec Gilles Clèment

Par Cyrille Elslander
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Jeudi 15 janvier 2009

 

Le PôleJeunePublic de la Maison des Comoni et la compagnie Skappa! sont heureux de vous convier à
  

Le 23 janvier 2009 de 9h00 à 17H30.

 

 à une journée d'échange qui s'inscrit dans le cadre d'une recherche sur la petite enfance et sur l'Art, vous pourrez découvrir le travail de jacques Tampleraud et sa conférence-spectacle1.

 

En 1979, Jacques Templeraud fonde le Théâtre Manarf et crée son propre langage fait de grommelots, de mots éparpillés, de gestes et de petits objets qu'il sort de ses poches. Le Théâtre Manarf se forge une démarche originale et, spectacles après spectacles, il parcourt le monde (Europe, Afrique, Australie, États-Unis, Amérique du sud, proche orient...) pour être considéré aujourd'hui comme l'un des fondateurs du Théâtre d'objets.

 

La conférence matinale ouverte à une cinquantaine de participants est gratuite sur réservation. La rencontre se poursuivra dans l'après midi en groupe restreint par des ateliers et des expérimentations avec l'équipe de Skappa! en relation avec les thématiques abordées.

 

Merci de vous inscrire par téléphone au 04 94 98 12 10 ou par e-mail, contact : Cyrille Elslander cyrille@polejeunepublic.com

 

Coups d'œil sur le web : http://www.skappa.org/


1 - "Après avoir joué de nombreuses fois, je repense à ce moment : à partir du simple mouvement de va et vient de l'air dans les poumons, c'est fou ce qui peut se passer à l'intérieur de soi-même, mais aussi, et surtout, entre les autres et soi-même...Peut-on vraiment en parler ? Non. Peut-on donner des exemples ? Peut-être..."

Par Cyrille Elslander
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